Paroisse Saint Julien
Paroisse Saint Julien

CLENAY

(Situez Clenay sur la carte Cassini en cliquant sur ce lien)

L’ Eglise de Clénay

 

 

Elle fut reconstruite, dans le style néo-gothique, sur l’emplacement d’une église précédente, entre 1857 et 1867 sur les plans de l’architecte Auguste Sirodot. Elle est au vocable de l’Immaculée Conception. (Célébrée le troisième dimanche de l’Avent).

Elle recèle des actifs patrimoniaux de grandes valeurs qui ont contribué à la décision de la Municipalité de refaire la toiture à « l’identique » en 2012.

Le décor de la voute du chœur a été réalisé par Léon Leniept. L’iconographie représente les quatre Evangélistes accompagnés de leurs symboles dans des médaillons : Mathieu, l’homme.  Marc, le lion.  Luc, le taureau. Et Jean, l’aigle. Voir ci-après les photos.

Dans le chœur au dessus de l’autel une grande toile reproduit la Cène de Léonard de Vinci au couvent de Santa Maria delle Grazie à Milan (1498). Cette copie à été peinte par le frère Rainus Charda des Ecoles Chrétiennes en 1874.

L’autel est de style néo-gothique comme l’église. Il est très coloré et présente en façade une curiosité : un grand bas-relief en pierre peinte représentant la découverte du tombeau du Christ, vide, au matin du troisième jour. On y voit   Marie-Madeleine, Salomé et Myriam, les apôtres Pierre et André, l’ange en blanc, ainsi que sept autres personnages qu’on suppose être les deux gardes qui surveillaient le tombeau et les deux femmes qui accompagnaient Marie-Madeleine rejointes par leurs conjoints et un enfant.

Les vitraux sont très beaux et ont été réalisés par le plus grand maître-vitrier de l’époque : L’atelier de Frantz Mayer de Munich qui a fait les vitraux d’une centaine de cathédrales et d’un millier d’églises au monde. Ils sont caractérisés par des verres larges aux couleurs franches rehaussés par des dessins d’une grande finesse.

Dans le chœur on remarque une belle rosace qui représente la Vierge en Majesté et, latéralement, deux vitraux. Celui de droite, le plus beau de l’église représente l’apparition du Sacré-Cœur à Sainte Marguerite-Marie à Paray-le-Monial le 16 juin 1675. Celui de gauche représente la présentation à Dieu de l’Eglise de Clénay.

Dans la nef six autres viraux de même origine : A droite, Sainte Catherine, Saint-Antoine Patriarche, patron de l’ancienne Commanderie de Norges, présent dans beaucoup d’églises du Val de Norge et La Vierge de Lourde. A gauche, St Nicolas, Ste Anne, mère de Marie et St Vallier évêque martyr à Langres au cours des grandes invasions et St patron de Norges.

On peut remarquer aussi quelques statues intéressantes dont une Vierge des Lumières sur l’autel de droite et un Saint François de Salles sur l’autel de gauche

Dans le clocher : deux cloches dont la principale, datée de 1938,  pèse 260 kg pour un diamètre de 76 cm, qui sonne entre le Do et le Si,  et porte le nom de Marie-Eugénie. Elle résulte de la refonte d’une cloche de 1824 par Louis-Charles Dubois fondeur à Audeloncourt en Haute-Marne, en 1938.

 

En face de l’église : la cure

Depuis le X° siècle  il existait à Clénay une chapelle devenue église après 1038 et une maison curiale. La cure d’aujourd’hui date du XVI° siècle à laquelle fut rattachée l’église de Brétigny. Elle fut profondément restaurée en 1774 date à laquelle  fut construit dans sa cour un four communal avec sa grange, sa cave et son bucher (bucher aujourd’hui disparu). Cet ensemble a été restauré en 2008. Son puits est en commun avec la maison voisine. (Ancien jardin de la cure)

La Municipalité a décidé de conserver la cure elle-même dans le patrimoine communal et de la restaurer ces prochaines années pour en faire deux logements séparés de l’ensemble des bâtiments du four à pain remis en service chaque année au 15 août.

 

 

 

Rosace du choeur-Vierge à l'enfant en majesté

Voute peinte par Léon Leniept

Bas relief en façade de l'autel

Sur l'autel de gauche de la nef, St François de Salles

Sur l'autel de gauche de la nef, Notre Dame des Lumieres

Il est très possible que l’autel principal, les autels de la nef et les statues qui les surplombent soient l’œuvre de l’entreprise Mayer de Munich qui créa les vitraux de l’église. Cette maison, chef de file de l’école de Munich du vitrail, fournissait également le mobilier décoratif sculpté des églises.

L’autel principal de l’église de Clénay est daté de 1861.

 

LES VITRAUX

Ste Marguerite Marie

(à droite du choeur et de la nef)

Ste Catherine

(à droite du choeur et de la nef)

St Antoine Patriarche

(à droite du choeur et de la nef)

Notre Dame de Lourdes

(à droite du choeur et de la nef)

Présentation de l'Eglise

(à gauche du choeur et de la nef)

Saint Nicholas

(à gauche du choeur et de la nef)

Ste Anne

(à gauche du choeur et de la nef)

St Vallier

(à gauche du choeur et de la nef)

Tous ces vitraux et la rosace du chœur ont été réalisés par le verrier MAYER et CIE de MUNICH le plus important des 13 Studio Privé du « Köenigliche Glasmalerelanstalt » ou « Institut Royal de Création du Vitrail » initié par le Roi Louis 1er de Bavière en 1827.

En 1882 le roi Louis II accorda à l’entreprise Mayer le titre d’Etablissement Royal d’Art de Bavière et le Pape Lèon XIII lui décerna le titre « d’Institut Pontifical de l’Art Chrétien »

L’école de Munich du vitrail fut une référence mondiale au XIX° et au début du XX° siècle. Les vitraux de l’église de Clénay de cette époque ont donc une importance patrimoniale considérable.

                                                                                                  Jean-Claude SOBOLE  2016

 

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