Paroisse Saint Julien
Paroisse Saint Julien

SPOY

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SPOY, Cypétum, Sipétum, Cepettum, Sepoïum, Villa de Speis, Cipoy, Sepoy et Spoix (Cippus, cep de vigne )ou (Cippus, cépée palissade ) fut donné avec son église aux religieux de l’abbaye de Bèze par Clotaire III.

 

L’église paroissiale ancienne.

L’église sous le vocable de la nativité de Notre Dame, jadis du diocèse de Langres du doyenné de Bèze était le siège d’une cure à la collation de l’abbé de Bèze à qui elle fut cédée par l’évêque Joceran vers 1120. A cette époque elle avait pour patron, au moins pour patron secondaire, Saint Thibaut, en l’honneur duquel avait lieu chaque année un pèlerinage de juillet qui dura jusqu’à la révolution. Au 19eme siècle la paroisse curiale avait comme succursale Flacey. En 1731 l’église de Spoix fut unie au diocèse de Dijon.

On ne peut pas parler de l’église de Spoy que l’on voit aujourd’hui sans évoquer au moins succinctement l’ancienne église qui la précédait. Il s’agissait d’une église romane en forme de T dont la majeure partie datait du XIIIe siècle à laquelle on avait ajouté la chapelle Saint Thibaut et la sacristie contre le chœur. Elle était à la place de l’église actuelle mais orientée à l’inverse de celle d’aujourd’hui avec le chœur à l’Est et l’entrée à l’Ouest. ( voir plan ci-dessous )

 

 

              L’église actuelle.(sous le vocable de la nativité de Notre Dame)

     L’église romane est restée en très mauvais état pendant des décennies et cela malgré plusieurs tentatives de réparations importantes. Le 19 Avril 1803 le Conseil de Spoy demande son rétablissement après la révolution. Napoléon par décret du 8 Mars 1807 daté du camp d’Ostérode autorise la vente des bois de réserve pour financer les réparations.

     Après la visite de l’évêque Mg Rivet et après autorisation du préfet, le Conseil Municipal, le 1er Mars 1862 décide de démolir l’église et de la remplacer par une nouvelle église plus grande afin d’accueillir 425 personnes. L’architecte chargé de la maîtrise d’œuvre est Mr Alfred Sirodot ayant à son actif plusieurs églises ainsi que la synagogue de Dijon.

     Le plan du nouvel édifice est le suivant : un clocher porche entre deux tourelles et deux chapelles. La nef est de forme rectangulaire éclairée par huit baies en ogive sous une voûte en berceau ogival du type ‘ Philibert Delorme’.

Le chœur se termine par une partie polygonale sous une voûte d’arêtes et éclairé par cinq baies en ogive. La réception provisoire des travaux à eu lieu le 20 Juillet 1867.

Description intérieure

      En entrant, dans la chapelle de droite sont regroupés quelques vestiges de l’ancienne église : cinq corbeaux-chapiteaux du XIIIe siècle, un linteau en accolade, une statue de la Vierge à l’enfant (sans tête), une grande cuve baptismale du XIIe siècle, une base de colonne et une tête romaines. Tous ces éléments ont été retrouvés dans le jardin de la cure situé contre l’église.

       Dans la chapelle de droite on trouve le départ de l’escalier à vis pour accéder au clocher. Sont entreposés dans ce lieu, les pierres sculptées qui constituaient le maître-autel déposé, les pièces de bois du confessionnal et les médaillons du chemin de croix (XIXe siècle).     

       Au dessus de la porte d’accès à la nef sont présentées trois sculptures en bois, deux statuettes provenant d’anciens bâtons  de procession du XIIIe siècle, un saint Vincent et un saint Eloi ainsi qu’une statue beaucoup plus ancienne de saint Robert provenant d’une chapelle située à Treige et détruite en 1792.                          

        A droite de la porte un monument aux morts en bois et marbre à été installé dans les années 1919-1920

       Dans la nef, à droite on trouve une statue polychrome de saint Thibaut du XVIe siècle et à gauche une Vierge de Pitié en pierre polychrome du XIIe siècle. Ces deux statues ont été classées MH le 23 Septembre 1966.  

        L’autel secondaire de droite du XIXe siècle a été bâti autour d’une Vierge à l’enfant  du XVIIe siècle attribuée à Jean Dubois sculpteur réputé ou à son école.

        L’autel secondaire de gauche du XIXe siècle faisant pendant à celui de droite est dédié à saint Joseph qui est représenté ici par un moine anonyme de facture ‘saint Sulpice’

        De 1977 à 1985 l’intérieur de l’église et principalement le chœur ont été réaménagés sous la direction Mr Jacques Prioleau architecte.

Le  maître-autel néogothique de Xavier Schanoski, sculpteur, Dijonnais a été démonté le 21 Février 1980.

         Le sculpteur  spécialisé en art sacré Philippe Kaeppelin est l’auteur de l’ensemble mobilier contemporain qui remplace l’autel démonté et comprend : une croix monumentale en cuivre et bronze, un autel monobloc et un tabernacle sur socle. Ce sculpteur et son fils Dominique ont réalisé plus de trois cents œuvres.

         Il ne faut pas oublier ce que l’on ne voit pas au cours d’une visite normale ou au cours d’un office, comme un Christ du XVIIe siècle et deux  porte-cierges du XVIIIe siècle qui mériteraient une restauration, les deux cloches, la grosse de 1811 et la petite de 1670 classée M H en 1943

A propos de la cuve baptismale du XIIeme siecle ci contre qui provient de l'ancienne église on relève dans le bulletin MO de la socièté Française d'Archéologie (Art) CAF  1994 page 163, dans un article consacré à l'église Saint Florentin de Til Chatel que Mr Neil STRAFORD ancien conservateur du département médiéval du British Muséum, membre de la socièté d'histoire fait état après visite sur place de la cuve baptismale de l'ancienne église romane de Spoy comme étant de la même facture et comparable à celle de TIL CHATEL et PICHANGES (particulièrement par sa forme).

Les autels latéraux du XIXe siècle et  la Vierge de Jean Dubois du XVIIe  siècle.

L’ensemble maître-autel contemporain du chœur de la fin du XXe siècle.

Michel DUROST

                                                                                            Mars 2017

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